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  Lexique                                                                                                    Dominique Leblanc - 2012 - collège Mangin

 

AUTISME   L'autisme est une "maladie de la communication" qui atteint essentiellement les hommes (80%) : celui qui en souffre a beaucoup de mal à communiquer avec son entourage, il ignore l'empathie, il a du mal à penser abstrait. Cette maladie apparaît très tôt, dès trois ans. Les autistes se replient sur eux-mêmes, et sont très difficile à gérer pour leur entourage. Leur intelligence n'a rien de particulier, elle va de la débilité au surdon, comme pour le reste de la population.

       Il y a l'autisme sévère, et une forme atténuée, le syndrome d'Asperger ; c'est dans cette catégorie que se recrutent parfois les "prodiges" atteints du syndrome savant. Un autiste ne peut pas vivre en société, ceux atteint du syndrome d'Asperger le peuvent mais difficilement.
Le cas de Stephen Wiltshire est spécialement intéressant ici, du point de vue des arts plastiques : doué d'une mémoire photographique il réalise sur plusieurs mètres des dessins de villes aussi grandes que New-York, entièrement de mémoire, et sans oublier le moindre immeuble.
Ca ne sert à rien, c'est typique de ce syndrome.

http://www.stephenwiltshire.co.uk/
Citons encore Jacob Barnett, 12 ans et 170 de QI en 2012 qui, parait-il, est en train de proposer une version remaniée de la théorie de la relativité d'Albert Einstein !

 

AGE MENTAL: l'âge mental, en avance chez le précoce, augmente régulièrement avec l'âge, sauf perturbations...

 

CERVEAU : sa taille en valeur absolue n'a pas d'importance. L'éléphant a un plus gros cerveau que l'homme, mais nous sommes plus intelligents que lui (quoique, parfois, j'ai un doute). Certains hommes eux-mêmes ont un cerveau plus gros que d'autres, sans être pour autant dotés d'un plus gros QI. Einstein avait un cerveau plus petit que la moyenne..
Ce qui compte pour une espèce, c'est la valeur relative, c'est à dire le poids du cerveau par rapport à l'ensemble du corps.
A noter que le cerveau est de loin l'organe humain qui consomme le plus d'énergie, ce qui aurait pu être un handicap s'il n'avait pas eu les utiles fonctions que l'on sait.

    Le cerveau est partagé en deux hémisphères, droite et gauche. Le cerveau droit serait dédié à l'intuition, aux émotions, à la perception de l'espace, le cerveau gauche à la logique, au langage, au symbolisme et à la raison. Disons que l'un serait "artiste", et l'autre "technicien".
     Allant un peu vite, des journalistes et divers spécialistes en "développement personnel" notamment ont surfé sur cette théorie séduisante, l'idée étant bien sûr de développer le pauvre petit hémisphère droit brimé par la routine quotidienne et l'autocontrôle pour en faire jaillir l'artiste refoulé qui s'y cache sûrement.
Oui mais : la seule certitude des neuropsychiatres, c'est que nous avons effectivement deux hémisphères. Pour le reste, leur éventuelle spécialisation reste à prouver.



DYS «  Dys » signifie en grec : c'est DIFFICILE ! Difficile dans la vie, difficile à l'école (Dr Alain Pouet). Les difficultés DYS sont nombreuses, elles concernent différentes fonctions, qui sont altérées.
     
On parle de DYS lorsqu'un enfant par ailleurs intelligent rencontre des difficultés inattendues par rapport à ses capacités. Il est handicapé, littéralement, par le dysfonctionnement de l'un de ses outils d'appréhension du monde qui l'entoure. Les enfants DYS et les enfants PRECOCES rencontrent à l'école les mêmes problèmes : leur mode de fonctionnement altère leur relation avec les enseignants (incompréhension, non prise en compte de difficultés pourtant réelles).
       A noter que si les DYS ont longtemps été ignorés par l'Education Nationale, ce n'est plus le cas actuellement. De nombreux enfants font l'objet d'un PAI (plan d'accompagnement individualisé), ce qui n'est pas sans accroître la difficulté d'enseigner à un public déjà très hétérogène.

DYSCALCULIE   "Maladie des maths". C'est l'équivalent de la dyslexie, mais on s'en occupe beaucoup moins. Pourtant, elle concernerait entre 3% et 8% des individus (contre 7% pour la dyslexie), la moitié étant également dyslexiques, un quart présentant en outre des troubles de l'attention, voire des troubles de la vision.

DYSCHRONOLOGIE : comme son nom l'indique, c'est une incapacité à relier les dates dans un ordre logique.

DYSGNOSIE C'est une difficulté à interpréter les images. Les détails peuvent être reconnus, nommés, mais l'ensemble ne le sera pas.

DYSGRAPHIE Trouble du graphisme ; il s'agit d'une maladresse anormale, qui est souvent banalisée, alors qu'il s'agit d'une pathologie handicapante.

DYSLEXIE Trouble de la lecture et du langage oral. Difficultés dans l'association graphème et phonème, problèmes de mémorisation, lenteur de lecture, hésitation (l'enfant "devine plus qu'il ne lit" (A.Pouet). Environ 7% des élèves seraient concernés.
     Il est néanmoins difficile de distinguer des difficultés de lecture  induites dès le  primaire par certaines méthode de lecture non syllabiques de troubles relevant d'une réelle pathologie. 25% des élèves de collège lisent mal, rappelons-le.
   A noter que certaines qualités seraient (sous réserve) associées à la dyslexie : une bonne capacité à concevoir un objet en 3D à partir d'un dessin par exemple. Il y a de nombreux dyslexiques parmi les architectes, les ingénieurs...et les tennismen !
J'oubliais : Léonard de Vinci était, d'après certaines études de son écriture, dyslexique, Albert Einstein aussi. Et Walt Disney. Ce qui ne les a pas empêché de réussir honorablement.

DYSORTHOGRAPHIE Trouble de l'écriture, au niveau de l'orthographe, souvent en relation avec la dyslexie.

 
DYSPHASIE : pathologie du langage qui se traduit par un retard dans l'acquisition des mots,  puis par un manque de vocabulaire qui oblige l'enfant soit à parler le moins possible, soit à s'exprimer excessivement par geste et mimiques. La dysphasie est facilement détectable ; un enfant de cinq ans que l'on ne comprend pas lorsqu'il parle, par exemple, est probablement dysphasique.

DYSPRAXIE  Il semblerait que la dyspraxie soit fréquemment associée à la précocité. Pour faire simple, un dyspraxique peut être premier de sa classe, et ne pas savoir attacher ses lacets. Il aura aussi beaucoup de mal à s'organiser. Il sait bien qu'il doit "travailler mieux", mais ne sait pas par où commencer. C'est très angoissant pour lui, et peut le conduire à une paralysie totale lorsu'il faut agir.

     "La dyspraxie est un trouble du développement moteur qui empêche l'enfant de bien coordonner ses mouvements et s'orienter dans l'espace : ses gestes ne sont pas automatiques et nécessitent toujours un contrôle volontaire extrêmement fatiguant. Il ne s'agit pas d'une déficience intellectuelle. Mais l'enfant dyspraxique rencontre des difficultés de mémorisation, de formation des concepts, d'organisation, d'intégration dans la vie sociale, ainsi qu'une grande fatigabilité...
Plus précisément, en maternelle, l'enfant se retrouve rapidement en difficulté, car les tâches proposées sont essentiellement manuelles.
Au primaire, l'enfant bute sur les apprentissages fondamentaux : la lecture, l'écriture et les mathématiques. Enfin, au collège, s'ajoutent les difficultés liées aux changements de salle de cours, à la multiplication des enseignants et des informations données...
Il est très important de dialoguer avec les enseignants afin d'élaborer ensemble des aides adaptées aux besoins de l'enfant (projet personnalisé de scolarisation, auxiliaire de vie scolaire, ordinateur...)."
   Source ICF - Services d'Information et de Conseil aux Familles.

 

EMPATHIE : l'empathie, c'est la capacité à se mettre "à la place des autres", et donc de communiquer socialement. Le manque d'empathie est à la base du problème de l'autisme.

 

HYPERACTIF (THADA)   L'hyperactif n'est pas un surdoué, même si vu de loin ils se ressemblent parfois : agitation, manipulation d'outils, bruits divers et perturbants, propension à tomber de sa chaise, rêverie, travaux non finis, prise de parole intempestive, chambre toujours en désordre, affaires oubliées, problème avec les enseignants et ses camarades. En bref, c'est un casse-pieds. Les symptôme de l'enfant hyperactif (plusieurs sont aussi ceux de l'enfant précoce) sont les suivants :

- il s'agite, se tortille, ne sait pas jouer en silence.

- il parle trop, ne tient pas en place.

- il a, involontairement, des conduites à risque.

- il ne sait pas attendre.

- il répond très vite, même s'il ne sait pas, pour répondre, mais n'écoute pas.

- il pose des questions, mais n'écoute pas les réponses.

- Il est facilement distrait, ne finit pas ce qu'il commence

- il perd souvent ses affaires, a des problèmes d'organisation.

- il n'aime pas l'effort intellectuel, ne s'intéresse pas aux détails.

- il a des problèmes scolaires et sociaux.

- A noter que jamais un hyperactif ne sera capable de rester longtemps concentré, même lorsqu'il est intéressé, contrairement à un surdoué. Incapable d'attendre, il s'endormira facilement en voiture.

Attention : on peut être surdoué ET hyperactif ! il s'agit alors souvent d'une hyperactivité induite par l'ennui à l'école, et l'absence de projet. Se rappeler que le vrai surdoué a une capacité de concentration importante, ce qui n'est jamais le cas de l'hyperactif.

Remarque : les THADA ne semblent toucher pratiquement que des garçons. Attention : l'abus de jeux vidéo (plusieurs heures quotidiennes), associé au manque de sommeil, provoque des symptômes assez proches de ceux de l'enfant hyperactif, et les mêmes difficultés scolaires.

 

INTELLIGENCE   Où est l’intelligence ? Il n’y a pas dans le cerveau un endroit qui serait spécialement dédié à l’intelligence. De nombreuses zones collaborent pour produire de l’intelligence, et particulièrement celles qui traitent le langage, et celles qui gèrent la mémoire à long terme.  
Cela, nous le savons grâce à l’imagerie médicale (IRM, scanner, etc.).

Mais les fonctions dont la somme constitue l’intelligence dépendent de la nature du réseau des neurones (nous en avons des centaines de milliards), et c’est en quelque sorte la « qualité » et le nombre  des connections qui détermineraient des capacités intellectuelles importantes.

 

    Par ailleurs, à la base, c’est la mémoire qui permet l’intelligence, en permettant au cerveau de relier entres elles les données mémorisées.
Donc, plus il y a de mémoire, plus il y a possibilité d’avoir de connections entre les données, donc d’intelligence.

    Seulement, on ignore aussi où se situe la mémoire dans le cerveau. Apparemment, un peu partout : dans l’hippocampe, dans les corps mamillaires, dans le corps amygdaloïde (etc.), chacune de ces zones étant associée à un type de mémoire particulier.

Une chose amusante : lorsque l'on demande à des individus d'estimer leur propre intelligence (étude Sophie Von Stumm), les hommes se jugent nettement plus intelligents que les femmes (15% de différence en France). Oui mais : c'est entièrement faux. Les hommes se surestiment, les femmes se dévalorisent.


MEMOIRE (voir aussi "INTELLIGENCE"). Il existe plusieurs sortes de mémoire : la mémoire visuelle, la mémoire auditive, la mémoire transitoire (qui sert beaucoup à l'école), la mémoire à long terme...

La mémoire immédiate : c'est ce qui peut être retenu, en quantité, après une seule présentation (en moyenne, 7 éléments).

La mémoire de travail : c'est la capacité, à la fois de retenir un certain nombre d 'éléments, et de les manipuler. Par exemple, retenir un certain nombre de noms propre, puis les restituer dans l'ordre alphabétique.

La mémoire à long terme : c'est le stockage des connaissances sur une période très longue ; par exemple, je me souviens que mon premier vélo était rouge...

Note : contrairement a l'intelligence, la mémoire peut être améliorée, semble-t-il. Comment ? En s'en servant d'abord, c'est à dire en effectuant des tâches difficiles qui demandent une mobilisation des fonctions cognitives.
En faisant du sport, en évitant les produits toxiques et la télévision bas de gamme (pléonasme, hélas).

 

PYGMALION (effet) Tendance à voir des enfants précoces là où il n'y en a pas, au point de modifier leur comportement. Lire la suite.

 

PRODIGE Le prodige, c'est celui qui possède un ou plusieurs talents exceptionnels, par exemple dans le domaine du calcul.
    On peut être à la fois un calculateur prodige et un handicapé mental (comme c'est le cas du héros du film Rain Man, tiré d'une histoire vraie) Mais s'agit-il vraiment de mathématiques ? plutôt de simple calcul mental : il semblerait que ce soit plutôt au niveau de la mémoire et du besoin compulsif de classer que cela se joue ; dans le cas de "prodiges" médiatisées, comme Kim Peek, c'est ensuite l'attention des médias qui leur sert d'aiguillon. Kim Peek, qui inspira le film "Rain Man", avait ainsi appris par coeur 7600 livres sans la moindre difficulté.

     Assez souvent, les dons de calculateurs disparaissent à l'âge adulte, voire avant. Une théorie voudrait que les "dons" soient un dérivatif de l'angoisse, ce qui n'est pas forcément très positif.
Citons comme prodige du moment 
Jacob Barnett, 12 ans et 170 de QI en 2012 qui, paraît-il, est en train de proposer une version remaniée de la théorie de la relativité d'Albert Einstein !

 

QI  "La position de la science est la suivante : un test de QI ne mesure que l'aptitude à réussir un test de QI. Certes, il y a une forme d'agilité conceptuelle derrière. Mais aucun expert ne prendra le risque d'affirmer qu'elle rend plus performant dans la vie réelle, même dans les activités intellectuelles.
     Edison disait "le génie c'est 1% d'inspiration et 99% de transpiration". Les gens qui réussissent se distinguent surtout par des qualités de persévérance et une aptitude à se passionner pour leur tâche.
Voila pourquoi les découvertes scientifiques majeures sont effectuées le plus souvent par des chercheurs de moins de 40 ans, alors que leur vie future ne fait qu'accroître leurs connaissances et leur maitrise de leur spécialité.
        
Le problème, c'est que la vie sollicite tour à tour des centaines, voire des milliers d'aptitudes. Le QI en mesure une poignée. Aucune étude n'a jamais démontré que les haut Q.I réussissent mieux professionnellement ou dans leur vie privée, quels que soient les critères employés. "
(Je n'ai pas encore retrouvé la source de ce texte, dont je ne suis pas l'auteur)

 

RASED  Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté. Ce sont soit des professeurs spécialisés, soit des psychologues (alors habilités à faire passer des tests). Lorsque vous avez la chance d'avoir l'un de ces intervenants - ils ont été pourchassés ces dernières années - dans l'école où votre enfant est scolarisé, c'est à lui qu'il faut s'adresser.

 

SYNESTHESIE Cela veut dire "perception simultanée". En pratique, cela signifie qu'une information peut arriver codée sous une autre forme. Par exemple, Daniel Tammet, un autiste "savant" a décrit dans un livre "je suis né un jour bleu" comment il associait les nombres, les jours et les couleurs.
La synesthésie est parfois utilisée par les poètes :
"A noir, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes"

 

SURDOUE : mot qui vient de l'anglais « gifted » qui signifie « doué ».  Ce terme, qui ne qualifiait autrefois que les sportifs et les artistes, a été traduit en français par « surdoué ».
Le mode de pensée des surdoués leur est propre. Ils ne sont pas vraiment plus intelligents, ils le sont différemment.

 

TALENT : un don dans un domaine précis.

 

TEST   La référence actuelle, c'est le WISC IV, le plus complet. Il faut deux heures environ pour le passer, chez un psychologue (cent euros). Vous obtenez à l'arrivée un QI évalué, mais également un bilan qui entre dans le détail des items évalués.

 

THADA : signifie trouble d'hyperactivité avec déficit d'attention. Il s'agit d'une pathologie neuropsychologique extrêmement handicapante dans un contexte scolaire, qui peut être soulagée par l'utilisation de médicaments (dans les cas extrêmement graves). Voir HYPERACTIF.


TSA : trouble de l'apprentissage scolaire. C'est vague, mais ça existe et ça atteint pas mal de sujets !