ZDOC - effet Pygmalion
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   L'effet Pygmalion, c'est ce que l'on appelle en pédagogie une prophétie autoréalisatrice : en gros, cela signifie que l'élève tend à devenir ce que l'enseignant croit qu'il est.

      Cela peut marcher dans un sens positif : "cet élève a une bonne tête, l'esprit vif, c'est sûrement un artiste". Et l'élève, peut-être inconsciemment flatté de cet intérêt soudain pour ses talents supposés va  se donner du mal, et réussir.

      A l'inverse, un préjugé sur un élève peut avoir un effet néfaste. Par exemple : "son frère ainé était un vrai cancre, il est probablement pareil" risque effectivement de transformer un cadet ordinaire en une copie conforme du frère ainé.

   Ce n'est pas très juste, mais c'est ainsi, et tout enseignant qui se respecte doit utiliser l'effet Pgymalion comme levier positif, en se méfiant parallèlement de ses préjugés négatifs.

       Dans le cas des enfants précoces, le risque consiste à en voir partout, indépendamment de tout diagnostic solide. Inutile de préciser que les enseignants qui s'intéressent à ces élèves sont particulièrement concernés ! A l'extrême, pour paraphraser le docteur Knok, tout élève pourrait être un précoce qui s'ignore...

    Je voudrais illustrer mes propos par cette parabole chinoise attribuée à Lie Yukou (4 ème siècle avant JC)

 

Le voleur de hache


     Un paysan ne retrouvait pas sa hache. Il soupçonna alors le fils de son voisin de la lui avoir prise et se mit à l'observer. Son allure était typiquement celle d'un voleur de hache. Son visage était celui d'un voleur de hache. Les paroles qu'il prononçait ne pouvaient être que des paroles de voleur de hache. Toutes ses attitudes et tous ses comportements trahissaient l'homme qui a volé une hache.
       Mais, par hasard, en déplaçant un tas de bois, le paysan retrouva sa hache.
Lorsque le lendemain il regarda de nouveu le fils du voisin, celui-ci ne présentait rien, ni dans l'allure, ni dans l'attitude, ni dans le comportement, qui évoquât un voleur de hache.

(Fable citée par Michel Piquemal dans "les philofables").